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Non mais comment il y va lui ??? Bonjour Fucker ? Bien salut à toi enfoiré ! Tu vas voir de me saluer ainsi !

Je commence ma vengeance de chroniqueur en vous disant que cet album m’a d’abord laissé dubitatif. Nah !

Bon alors quel genre de dubitativité ? Ben quoi ? J’ai le droit de me permettre tous les néologismes ! Après tout "Hard Working Boss" ne se prive pas de néologismes musicaux. Donc dubitatif, dans un sens positif oui. Que dire, qu’est-ce que j’ai sous les oreilles ? Une, deux, trois écoutes, où les images se succèdent ainsi que la compréhension des clins d’œil de l’auteur. C’est déglingué, bien produit et bien enregistré. On a donc affaire à une pop décoiffée, mal levée, débraillée, bien chantée et maniant avec nonchalance des ritournelles qui s’imprimeront sur vos synapses. Dès "Yesterday" on se demande où est-ce que ça va nous mener ? Est-ce une sorte d’album hommage, retranscrivant le ressenti d’Hard Working Boss face aux œuvres des noms qu’il emprunte pour titrer ses morceaux ? Oui c’est certain, vu la fin de Yesterday, du genre "comment auraient fait The Beatles s’ils étaient nés à l’ère des consoles 8 bits ?"

Le plus marrant, c’est la fraîcheur qui s’en dégage, le naturel aussi qui doit cacher un long processus de composition. "Darwin" par exemple est un titre riche, mais dont l’aspect premier sera ce côté sympathiquement sautillant. Comme s’il y avait toujours deux niveaux de lecture, et une bonne dose d’ironie ("Darwin you son of a bitch...héhé).

Le disque est assez homogène, peut être dû au processus d’écriture. Peut être a-t-il couché son disque dans une courte période, dans un élan de création ? En tout cas j’ai eu un peu de mal à écouter le disque dans son entier au premier abord. Et puis à force, une fois qu’on rentre dans son univers et dans son délire aussi, ça coule tout seul. J’aime aussi ces œuvres qui résistent, et oui il faut le rappeler, je me suis dit que si Microcultures s’activait dessus c’est qu’il y avait à creuser !

En effet, et puis j’aime aussi les étrangetés qui ressortent ici tels que le très bon "Celebrate". Ou encore l’excellent "Church", avec son rythme efficace, et sa ligne de voix qu’on se plaira à siffloter, à reprendre. La fin est surprenante et tout aussi entêtante. Le genre de morceau qui donne le sourire ! Dans cet album fantasque , "Jazzmag" vient en coup de maître. Aucun doute que Jim Sheppard manie aussi bien le verbe que la mélodie, et ce morceau est un vrai postulat tant il y pousse son flegme. On a l’impression qu’il va tomber de sa chaise en chantant, c’est marrant sur le fond et la forme, sans que ce soit au détriment de la musique qui reste inventive.

J’aurais même du mal à vous citer des références tant elles sont à la fois évidentes mais souvent secondaires. Car avant tout ce qui marque c’est la personnalité qui se dégage ici, une fois qu’on a bien capté où il veut en venir. Probable que ce jeune et pourtant très avancé Jim Sheppard couche son personnage en musique. Un album qui aura donc tout de l’essai générationnel, du manifeste, et qui donnera une réponse à cette impression de flegmatisme ironique.

Poussé au paroxysme dans sa sortie par "Imitating", et sa reprise de volée de Van Halen, franchement fallait le faire, prendre ce thème et le transformer en hymne je m’en foutiste, c’est excellent. A l’instar de son titre, Hard Working Boss envoie un peu tout valdinguer. Un peu comme s’il disait "Bonjour Fucker, tiens voici 13 façons de m’en foutre". Et nous on se régale !




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