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Dans la série des noms de groupes osés, il y eu Fuck en qui on pouvait voir un concurrent aux meilleurs mélodistes, Shadowy Men On The Shadowy Planet qui s’enfonçait dans une mélasse bruitiste, et bien je vous présente Elton Junk. Alors que la folle à lunette (la direction interne d’ADA, et principalement son service juridique vous précise que ce ne sont pas des propos homophobes mais une constatation) fait de ses frasques dépensières la seule façon d’exister encore, un groupe d’italien semble se moquer du passif du rouquin (le service juridique vous précise que ce ne sont pas des propos visant à stigmatiser une France de la population) nous offrant une musique échevelée et bariolée. Ces rois du rebondissement, nous font passer du meilleur de Pavement au pire du mainstream, sans vraiment s’en soucier. Quand la langue maternelle est utilisée on ne peut que penser au pire déversoir allant de toto cutuno à Zucchero, une horreur comme si De Jong jouait au FC Barcelone, un nez rouge sur le Joconde. Par contre quand le rock reprend sa langue maternelle il semble s’ébrouer avec contentement. Ce disque (trop) ouvert, laisse partir des senteurs, pour un air parfois trop frais, trop dénaturé pour nous dépayser. Elton Junk est un bon groupe de rock sous tension (« The Beast Called Rock & Roll » semble nous arriver tout droit des archives de Girls Aginst Boys ») mais malheureusement un triste sire de la tentation italienne (Del Miele), essayant de mêler dolce vita et crise de nerf retenue. Et si le rock tendu ne se marier pas avec la langue de Nanni Moretti ?




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