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Ne vous méprenez pas, ce ne sont les perdreaux de l’année qui se présentent à vous, car cette sortie chez Another record, n’est pas moins que le quatorzième album du duo Bristolien. Quatorze albums et pas un concert pour les défendre, le duo ayant un amour de la scène aussi poussé que celui de Mark Hollis. C’est dommage, car on rêverait de voir les chansons de « I Sit At Open Windows » se transformer sous nos yeux. Comme chez les illusionnistes je suis persuadé que des lapins sortiraient des instruments, que sur les cordes des guitares des oiseaux roucouleraient ou paraderaient, et que les mots s’inscriraient dans l’air, comme des farandoles que les cruciverbistes suivraient des yeux avec un appétit immodéré. Construites comme certains disques pour enfants, ou comme les premiers Beck, la douceur en plus, les chansons folks se baladent au milieu d’un gentil cirque où même les objets sont animés. Mais derrière cette jolie description de cet univers où l’onirisme est dans un couffin douillet, se cachent des chansons pour que les adultes réintègrent, ce qui faisait d’eux des gens gentils, la dose de naïveté de l’enfance. Joyeux, tendre, mélancolique, entrez sous le chapiteau de Misophone, avec ses clowns tristes, ses animaux qui chantent, ses cascades de sons et de mots, et des couleurs cultivant la jalousie d’un arc en ciel. Quand nos oreilles prennent du plaisir.




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