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Pas franchement renversant, le nouvel album de Benjamin Biolay, le compositeur le plus courtisé de France, se laisse écouter et s’avère par moments très agréable, bref, on se retrouve avec un album réussi, mais qui a ses limites. Des limites déjà dans les paroles, qui, si elles ne sont pas mauvaises, ne sont pas superbes non plus. Après, les mélodies, arrangements et détails sonores font le reste, et souvent bien. Car le grand point positif de ce "Négatif" est que son auteur y a gagné en finesse d’écriture, et en inventivité. Ainsi, "Chaise à Tokyo" se fait une perle, prouvant encore que la chanson française, dénaturée et amenée vers d’autres horizons, peut parvenir au maximum de sa qualité. On recensera d’autres très bons titres sur l’album (Glory hole, tout en pudeur), mais ces moments de beauté sont souvent coincés entre chansons dispensables, titres longuets voir carrément chiants, et c’est sans parler du CD II, qui, mis à part ’Chambre 7 (superbe), se fait vraiment moyen dans son ensemble. Mais rien que sur la première galette, des chansons comme ’chère inconnue’ ’la vanité’ ou ’hors la vie’ nous empêchent de pouvoir qualifier ce deuxième effort de très bon. Alors on se contentera de réécouter les titres qu’on aime vraiment : ’glory hole’ ’billy bob a raison’ ’des lendemains qui chantent’ et bien sur ’chaise à Tokyo’, véritable chef d’œuvre au milieu de cette collection irrégulière de chansons, entre bons, très bons, moyens et mauvais titres. Irrégulière mais qui se tient, parfois chiant, parfois grandiose, etc., voilà comment par alliance de mots, on peut résumer ce disque.