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Après chaque turbulence ou traumatisme collectif, l’art et le divertissement se nourrissent d’œuvre post 11 septembre, post midi première ou post jean pierre pernault (il est a ce demander d’ailleurs s’il y aura un après à ce gros c…). En 2002 la France a connu un traumatisme puissant et majeur. Non, pas les tribulations touristiques de nos stars en short au pays de riz cantonais mais celui du 21 avril, ce jour de la peste brune, celle qui vous ronge les tripes et boyaux et vous pique les yeux. Comme point de départ d’une nouvelle "ére" on ne pouvait pas prévoir pire (non non !). A cela les réactions seront diverses ; allant du securitarisme grossié et jumélaire de n’a qu’un oeil, ou l’état de rage, de constat froid et cinglant comme cet hiver, de Mickey 3d. On ne va pas mourir de rire, mélange de rock basique, de chanson française et d’orientalisme sous-jacent, plonge les mains dans le brun, celui mal torché qui colle aux doigts mais que l’on masque par des tonnes d’effet par pudibonderie. Chez les 3d on affiche, on dénonce froidement mais légèrement, sans aucune concession, sauf peut être celle de l’humour noire. Disque lexicalement satanique pour la droite pompidoulienne de Raffarin et ses axiomes à la Philippe Delerm (tête de turc de votre serviteur), ce nouvel opus de Mickey 3d replace la France dans les contours de sa propre décadence, celle d’un monde fou et malade. Pour Mickey 3d cette maladie externe est une plage de bonne santé artistique, qui devrait être une station de méditation à un pays chloroformé de grès ou de force. Le premier grand disque citoyen et jubilatoire post 21 avril. A découvrir absolument.




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