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En cette période d’élection je présente non pas le parti radical mais le groupe de la radicalité. C’est sur les cendres encore fumantes de diabologum que sortait il y a maintenant deux ans le premier programme. Mon cerveau dans la bouche, première salve, première claque s’éloignant encore plus du courant pop que diabologum sur le fantastique #3. L’enfer tiède lui pour le coup ignore presque ce qu’est une construction. Quand on est conscient de nos vies il est impossible de ne pas la déconstruire car il y a urgence…….nous n’en avons Q’UNE. De ce disque nous pouvions tout craindre, que ce soit la redite ou la surenchère maladroite. La surenchère y est dans un absolu nécessaire et varié, rien n’est du domaine de la faillite. La tête est trop pleine alors on vide ce que l’on peut, et si le chant (ou le parler) reste une manière impossible de s’exprimer, alors on gueule on cri ou crache ces mots terribles pour certains, salvateurs pour d’autres. C’est l’anti pop, c’est surtout l’anti musique de remplissage tellement celle-ci est malmenée voir détruite. C’est sur un champs (chant) de ruines que s ’élève le discours. Pas de bonne ou mauvaise conscience à avoir, ce coup de poing dans la gueule est le fait à la fois d’une nécessité (voyez vous ou l’on vi) et d’un désir (il n’y a pas mieux ailleurs alors construisons un avenir sur les ruines de notre présent). Alors aux commandes d’un avion, programme pilonne après le constat amère du dernier disque. C’est une phase de nettoyage. Le troisième volet de cette trilogie n’aura pas une multitude de choix, juste deux ; rire de cette désolation provoquée ou engager un processus de reconstruction. L’enfer tiède sera si on le veut bien s’en donner la peine (capitale ?) le paradis pour tous. Programme est là dans votre vie, le seul que vous ayez, un programme poétique et incendiaire soyez en sure.




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