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Je n’en suis toujours pas revenu, comme un come back du passé (mdr) dans mes oreilles. Je me replongeais mentalement dans une black session des adventure babies, dans le premier catchers, dans l’album des la’s, dans toute cette pop britannique construite plus à l’heure du thé qu’après une nuit de débauche. Betika est un groupe orfèvre dans une pop tricoté comme un napperon que l’on pose au-dessus de la télé, une pop qui doit autant à Simon & garfunkel qu’au délice printanier de evrything but the girl. Aussi rétrograde que cette musique puisse être elle reste un havre de paix dans cette époque du collage, du bruit et de la sueur. Point d’accès de fièvre, mais pas de niaiserie non plus, on verse ici dans la mélancolie douce d’harold et maude plus que dans le cinéma social de Ken loach mis en musique par oasis. Betika sans y toucher, jongle entre un savoir-faire minutieux et une absence d’ennuie prodigieusement évité. Betika est un chant de moineaux princiers, élevés dans le respect du bruit. Une vraie caresse.




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