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Monnaie courante dans les années 60/70, le concept album est tombé en désuétude, car sortir un album est déjà tout un concept. L’idéologie des stars est un concept d’actualité, si l’on se réfère à la profusion des radio crochet plus imbuvables les uns que les autres. L’album décrit sur un ton faussement détaché, vraiment pince sans rire, collant au cynisme actuel des professionnels de la profession (sic). Tout le monde en prend pour son grade, du journaliste au fan en passant par le management, le tout sur des ritournelles électro pop pas désagréables (« la vie d’artiste »). La facilité est de mise, mais le disque n’est il pas une mise en abîme de la starification version kleenex. Venant du pays de l’accent qui rend nerveux, ou encore de la plus grande catastrophe humanitaire de l’histoire, l’étronnesque Celine Dion, Numero# respire le même air que Jérôme Minière à l’époque de « monde pour n’importe qui » (« j’aime la bourgeoisie ») des horreurs sont énumérés avec une fausse distance, clin d’œil sarcastique au passage « j’aime la bourgeoisie, c’est sa vie ». Disque facile mais bien ficelé, l’idéologie des stars est dans la veine de ce que peut faire l’ancien cul nu de M6, le mauvais gout en moins, la musique écoutable en plus. Et si « l’idéologie des stars » était la chance de signer la première comédie musicale pour nous, les sombres ?




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