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Cela commence comme le man size de PJ Harvey , mais ce sont trois hommes aux commandes, trois suisses qui veulent en découdre. Le groupe nous prend par surprise, il commence nonchalamment comme une chanson pop rock normale et l’envoie dans un mur sonore, qui lui donne une coloration plus brute. Les fantômes de Sebadoh ou de Dynausor Junior roulent leurs lourds boulets qui les fixent dans le temps. Une montée en puissance (i keep starting) chez Ventura n’est pas synonyme que poursuite effrénée mais plutôt de cascade sans protection ne mettant que la vie des auteurs en danger. On entendrait presque Kurt Cobain dans un appel (the colour of my dope) rageant de ne pas vivre. On trouverait aussi des appointances chez Tortoise comme Nirvana pouvait le faire avec les contrastes, mais Ventura n’est pas dans la mélodie, plutôt dans des structures qui jouent de la hache. Pa capona est le bruit d’une grue écrasant tout sur son passage, une poursuite effrénée mais réfléchie vers les points de rupture. Les mots sont morts, le corps est en vie.




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