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Loin de donner des conseils qui peuvent être entendus, j’avais, dans ma première chronique de Recife mis en avant le côté dommageable de la longue durée pour ce premier essai. En prolongeant le plaisir de l’offre Recife avait aussi connu l’écueil du trop, le choc dans le rocher de la volonté de dire tout, de dire trop. Avec ce format EP, Recife dit tout certes mais avec concentration, avec des apogées rapides, des bonheurs explicites et saillants comme des pics sortant de mer. Pour microwave ceux sont les silhouettes qui parlent, qui se lovent, rasant les murs derrière, comme sur le morceau titre, une lente envolée vers des lignes de fuites stratosphériques. Alors qu’où est la fille commence comme une chanson d’un western spaghetti c’est dans l’ombre d’un rocher fouetté par le vent que Yann chante, un chant qui n’est pas sans rappeler Louis Chedid des débuts. C’est d’ailleurs sur ce morceau que l’on comprendra l’envie d’aller voir ailleurs du groupe, confirmation sur l’interstice qui prend le pas de son père le plus naturel, le sieur Manset. Car sous des atours au combien traditionnels, microwave cache (les silhouettes ?) des trésors et des ballades, des complexités que nous ne pouvons que vous conseiller d’essayer de déchiffrer. Une vague de fond.




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