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Ce sixième album, si on met de côté les compilations et les BO pour claire denis (et on aurait bien tord de les mettre trop de côté), waiting for the moon est assez simplistement la synthèse du tindersticks d’avant et le tindersticks soul des deux derniers disques. On y entre en douceur dans ce disque (until the morning comes) parfaite introduction à l’univers mélancolique et profondément bouleversant du groupe. Le passé resurgira alors de say goodbye to the city comme un nouveau bonjour. Un classique de stuart en geignard énervé accompagné d’un violon engin de dérapage et des cuivres comme contour noisy. Sweet memory, douceur soul, demandera une loupe afin d’y reconnaître la voix de stuart alors que 4.48 psychosis reprendra les choses là où les tindersticks les avaient laissé avec sister. Depuis sister ils avaient abandonné ces longs travelling à la vitesse exponentielle, en héritage d’un certain velvet. La chanson titre, waiting for the moon, est une complainte aux abords du phare. Tiersen gagnerait à entendre ce morceau, histoire de tuer définitivement Amélie. Splendide et troublant, stuart y retrouve même sa voix des débuts. Trying to find it hurts est la deuxième résurgence des deux derniers disques. Une ballade sans vitesse sous le soleil. Tradition oblige, sometimes it hurts sera le duo obligatoire, ne devant rien aux précédents. Les tindersticks sont vraiment de retour (de chez moi ils ne sont jamais vraiment partis). Véritable sommet de ce disque, my oblivion est un morceau plein de frustration. A quand sur ce morceau un duo stuart avec Beth gibbons. Une caresse brûlante d’une splendeur rare. Anomalie, just a dog est une ballade folk et dilettante. Réponse cinglante à ceux qui voient en ce groupe une troupe sinistre et peine à jouir. Pour la fin (running wild) c’est l’art de la souplesse, de la nuance et du changement de ton. On parlait de la beauté du diable, ce morceau en est la bande-son, et le disque dans son ensemble l’un de l’année. Waiting for the moon, sera celui du renouveau pour ceux qui voyaient récemment une éclipse, pour les autres et moi la confirmation que les Tindersticks restent la réponse la plus classe et la plus épidermique aux profanateurs en tout genre. Magique.




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