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Ce qu’il y a de bien avec PUTS c’est que depuis 1998 et le classique The Next Step les accroches de leurs reviews sont aisées à pondre tant Thes-One et Double k sont restés fidèles à leur conception première du hip-hop. Un hip-hop à l’image de la franche camaraderie de deux homies de L.A, fans de crate diggin’ et de fête alcoolisées. Un hip-hop qui à le sourire aux lèvres et la tête qui bouge sans qu’on ne lui ait rien demandé, toute pleine qu’elle est de sons catchy, de breaks ressuscités, de lyrics anti-stress et de scratches d’un autre temps . Un hip-hop à l’air libre qui transpire le soleil californien de tous ses pores et ravive en nous ces instants passés à écouter sans relâche les sorties du Native Tongues. Michael et Christopher, pardon Mike et Chris, restent d’authentiques b-boys, fidèles à leurs principes, ils se foutent des modes et n’ont que faire des discussions sans fin sur l’avenir du rap, ils préfèrent, et c’est tant mieux, s’ amuser de cette couleur sépia qui colle à leur musique en produisant encore et toujours des boucles à la nostalgie non dissimulée mais en aucun cas ennuyeuse, en faisant sans cesse référence dans des name dropping réfléchis à leur illustre lignée rapologique, en invitant sur une interlude P-Funk la voix caverneuse de George Clinton himself à venter les mérites de " That rap juice ". Or si comme toutes les sorties de PUTS, Stepfather contient son lot d’énergie positive et d’humour intelligent, de soirées réussies ("I’m on the move and I’m rollin’ tough, stepped in the party and I’m rollin’ up, All my friends are here and they feelin’ nice, I’m passin’ handshakes and smiles "yeah what up big mike !"), et d’ hymnes à combler l’estomac où à lui flanquer des crampes, c’est aux choix ("I might call your spot pumpin’ If you got crushed ice, In a Styrofoam cup, with the refill rights, so homie no time to chill we got places to try, and find some grilled onions and a large side of fries") , il n’est cependant pas dépourvu en surprises sonores, le très minimaliste Pass the 40 et le classieux Tuxedo Rap avec son sample des Jackson Five , et en étonnements thématiques, Days Like this évoque sans larmoiement leur enfance sacrifiée tandis que Reflexions disserte sur l’état d’une génération qui semble l’être tout autant ("You’d shoot me and wouldn’t shoot George Bush !"). A l’instar d’Ugly Ducling et de Time Machine, nos amis fidèles de PUTS sont la preuve une fois de plus que le hip-hop peut sonné mid-90’s, avoir le regard scrutant avec instance un glorieux passé sans pour autant se tourner en ridicule ou paraître insignifiant, les bonnes choses n’ont pas d’âge. (Have fun !).




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