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  • 11 janvier 2008 /
    Tepr
    “En Direct de la Côte” (Idwet)

    rédigé par Benoit
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Il y a peu Tanguy Destable alias Tepr sortait Côte Ouest, successeur du trop cours mais prometteur The Deadly Master of Rappers From Hell, sur le jeune label rennais Idwet. Cette album précisait un peu plus le tournant musical esquissé quelques mois plus tôt par le percutant ep 29’ til i die en s’éloignant davantage des ambiances sombres et savamment torturées dans lesquels notre breton avait pris l’habitude d’évoluer au sein d’Abstract Keal Agram. Avec cet album, dérèglement mélodique oblige, il faisait tout d’un coup moins froid du côté du Finistère, les pluies électroniques de sons mélancoliques et les boucles brumeuses de hip-hop cafardeux laissant la place, au moins le temps de ces escapades solitaires, à de belles compostions anticycloniques. Avant que le ciel ne se couvre à nouveau sur la pointe bretonne, que notre bronzage estivale ne soit plus qu’un lointain souvenir, que Tanguy retrouve Lionel et qu’AKA remette le couvert, Tepr nous offre une dernière parenthèse récréative En Direct de la Côte, dernières heures de soleil floridien avant que la nuit automnale redonne à Morlaix son atmosphère bristolienne d’antan. Bien que cette sortie ne soit en définitive qu’une suite de titres sans réel concordance thématique, concoctée en marge de Côte Ouest et essentiellement composée pour le live, elle se trouve être en définitive la meilleur chose que l’ami Tepr nous ait jusqu’ici offert. En Direct de La Côte est une vision intelligemment hallucinée et efficacement branleuse de la musique pour dancefloors et une relecture décalée et efficace des ses différents mouvements. Composé pour une part de titres moins prêt-à-danser que la majeur partie des sorties nouvellement et faussement labellisées euro-crunk, Achète-Moi en compagnie des Québécois d’Omnikrom ou Ghetto Bounce avec une petite moitié de l’entité Zucchini Drive (Marcus Grapp de Stac Of Stamina et Siaz de Cavemen Speak), ce projet prouve qu’en forçant quelque peu le trait d’un genre trop éculé, au moins de ce bord-là de l’atlantique, en en exagérant le côté clinquant et l’esprit potache, Tepr prouve qu’à défaut de faire évoluer cette musique de club ont peu tout aussi bien la dévaluer et la rendre au combien plus attractive. Davantage radicaux et immédiats que ceux de son aîné, les morceaux en solitaire, comme le kitch et funky Coke&Cream, le tapageur Caravage ou le tubesque Minuit Jacuzzy, sont quant à eux de véritables moments d’efficacité électronique, un capharnaüm de bpm duquel on en ressortira certes éprouvé, démantibulé, avec peut être même quelques déchirures musculaires en prime mais le rictus à son maximum et l’envie d’y retourner au plus vite dans cette grosse boite de nuit où la hype, pour une fois, n’a pas eu droit aux faveurs du vigile.




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