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  • 29 janvier 2008 /
    Barry Adamson
    “The king of nothing hill”

    rédigé par gdo
    1 vote
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La rentrée littéraire approchant, c’est à un album plus proche de la narration que du chant que Barry adamson nous invite. Si l’on parle de texte à la musicalité transparente, avec the king of nothing hill on parlera volontié de chanson à la transparence romanesque. On regrettera juste que tout au long de ces douze morceaux Barry soit plus proche du singe moqueur (le White des Barry, soit "yellow" face à ce "black" amour, pourtant pas mal) que de l’esthète de la caméra. "Cinematic soul" qui ouvre le disque en est la demonstartion contrecaré heureusement par l’arrivée attachante du fiston qui donne une leçon d’illumination à son pére. "Whispering streets" qui jouxte le précèdent morceau est un avant goût de ce que pourrait donner un combat face à Robbie Williams, c’est dire. Il faudra attendre "When darkness calls" (noir toujours le noir) pour juger des leçons de Nick Cave sur une musique en attaque massive et pour enfin s’immiscer dans ce LP sans réel coup de poing. Monté en puissance ou pas, Twisted smile est la BO du prochain James Bond quand celui-ci aura retrouvé son sex-appeal. Dans le sillage de Nick Cave, Barry a goûté sans modération à la France et à sa culture. Sur le matin des noires, variation simili poétique et jazzy dans les rue de paname, Barry se rêve en "sacrés français ! " Après cette ballade parisienne c’est le grand chambardement sur That foll was me qui feuillette le catalogue de 50 ans de musique. On jurerait The The chez Mark Eitzel en vacances chez Beck avec les tindersticks. Langoureusement insignifiant, mais tellement collant. Plus à un plantage prêt sur ce LP "the crime scene" doit être le songe d’un crime entre vos oreilles. Juste à vous d’y croire, car pour la cinématographie sonore Barry devrait prendre des cours chez l’ami Michniak et ses singes. C’est un cold confort soyeusement érotique qui fermera le ban accompagné d’un cinematic soul en dj jazz mix, histoire de boucler la boucle et de finir via le fiston. Et nous de conclure que loin du goncours, loin des prix de fin d’année, "The king of nothing hill" devrait faire malgré tous les amateurs de roman de gare de très bonne facture.

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