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Tout droit venu du pays du boomerang, Heliogoland va devoir se préparer à un retour à l’envoyeur irradié de louanges méritées. S’attaquant à la mélancolie par la douceur et par une voix aux charmes sans limite, Heliogoland construit des cathédrales non pas pour le recueillement, mais plutôt pour la contemplation. Si Low est une source d’inspiration évidente, l’isolement de la vie sur une ile, fusse t’elle immense, doit inviter à l’éclatement plus qu’au repli. La charpente de cette cathédrale est ciselée avec des premières mains qui n’adoptent pas les postures anciennes qu’à des fins d’expérience. Obelix n’est pas le gros bonhomme ridicule qui touche à la caricature et Red Pocket n’est pas celle de l’habit d’un torero mais plutôt un dévidoir à clef sorti de la tête d’un David Lynch en constante recherche de sensation forte et de prolongement des zones de calmes dans celles plus périlleuses des turbulences. Le fantôme de Liz Frazer hante se disque, comme pour nous rassurer au long de cette traversée. Nous ne serons pas vierge de cette sensation, et la béquille proposée n’en sera que plus utile pour s’immerger sans appréhension. Une bien jolie rencontre dans cette rue frontière. Ne reste plus qu’a se rendre dans la plaine pour y jeter ce boomerang et faire passer cette nouvelle. Superbe.




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