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  • 5 mars 2008 /
    H-burns
    “how strange it is to be anything at all” (Boxson)

    rédigé par gdo
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Comme je pouvais le lire récemment dans un papier pas très affable, Renaud Brustlein a, à l’image de David Pajo, le chemin d’un nouveau folkeux qui se serait préparé à la morsure des âmes via le post rock. Croisé sur le volume 10 de nos compilations, après un premier album prometeur H Burns devait passer le cap de la confirmation, dans un style qui peut très vite empêcher la démarcation. Sans renier les filiations évidentes (Dylan, Will Oldham), Renaud a eu l’intelligence de s’entourer d’un folkeux spatial en la présence de Jonathan Morali. Le commandant de bord du vaisseau Syd Matters avait pour mission d’éclairer les chansons tristes de Renaud, de les draper dans une literie neuve. Enregistré dans la maison familiale des Pins de Montchat, how strange it is to be anything at all ramasse les restants de Smog (contrary winds) leur faisant prendre l’air. A la fois aérées par la présence de Syd Matters et par leur conception en plein été, les chansons de H burns gagnent leurs galons de morceaux intemporels. Le défaut de cette qualité, et que l’intemporalité peut attendre, alors que les chansons de H bruns réclament vite des oreilles amies. H bruns est à découvert, comme un bal de village jouxtant une forêt ombragée avec Syd Matters comme installateur des guirlandes lumineuses et colorées.




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