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Rentrer, ranger la maison, payer le périscolaire de Juillet, payer l’école de musique, payer la licence sportive, éponger les dépenses de vacances, remplacer le congélateur qui lache, prendre son abonnement de train, revoir ses connards de voisins, retourner à Paris, revoir ses collègues, se plonger dans ce satané rythme, il n’en faudrait pas plus pour déjà entamer une dépression deux jours à peine après avoir quitté son lieu de vacances, cette douceur de vivre en famille, loin de tout.

Pour éviter cela, je pense qu’Emmanuel Boeuf, pourrait bien m’avoir proposé un andidote, certes radical, mais qui en deux coups de cuillère à pot (pour l’occasion, la comparaison culinaire pourrait être remplacée par une expression usitée par les sculpteurs sur métal, mais je n’en connais pas) pourrait bien avoir eu la peau de ce satané bourdon pour le remplacer par une sauvagerie stylisée, pour peu que vous ne soyez pas hermétique à la mode plutôt radical d’un batteur épileptique, d’une guitariste tronçonneur et d’un chanteur embauché dors et déjà pour les prochaines manifestations sociales de la rentrée.

Echoplain est donc le nom du nouveau projet d’Emmanuel Boeuf à la guitare et au chant (son 358 éme avec entre autre Emboe, Sons of Frida, A shape, Dernière Transmission) de Clement Matheron à la basse de Sons of Frida et qui ici donnerait le tournis même à une mouche à qui vous enlèverait une aile (essayez, c’est tordant, vilain, mais tordant) et de Stephane Vion à la Batterie (La Diagonale du Fou, Velocross).

En trois morceaux, nos trois acolytes ne font pas dans la demi-mesure, s’éloignant le plus possible du silence, le couvrant d’une énergie tout aussi brute que créative, jouant avec leurs influences comme une enfant faisant une pyramide avec les verres ancestraux de la famille sur le rebord d’une chaise instable. C’est direct, puissant, tendu, juste ce qu’il faut pour tordre une bonne fois pour toutes les cochonneries de la rentrée et remplacer par la seule chose qu’Echoplain dispense au final, de l’amour (de la musique à la tendresse nostalgique, mais je peux me tromper.). Court intense et libérateur, un vrai disque pour prolonger les vacances en écrasant les scories de la rentrée.




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