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Une guitare tranchante, une basse lourde qui se cache soit dans une ambiance quasi stoner ou dans les aspérités d’un after punk sur un refrain qui semble ne pas tenir sur ses jambes, titubants à l’image d’un Nirvana sur un Bleach dépoli, il n’en faut pas plus pour pousser l’écoute du premier album de ce groupe nous arrivant de Sicile plus loin qu’« A Patched Love » morceau d’ouverture.

Daydream a certainement dévalisé le rayon indé du dernier disquaire du coin, se plongeant dans les méandres d’un rock indé qui pendant une courte période permettait à des amateurs à la fois des Beatles de métal et de musique noisy de se comprendre pour fusionner et donner certains des disques les plus attachants et percutants des trente dernières années.

Daydream ballade son inspiration sur les lignes d’un cahier à spirale sur lequel des autocollants de Pavement, Gand of Four, Toasted Heretic ou Nirvana recouvrent la pochette probablement noire.

Ce premier album en onze titres n’essaye même pas de s’inventer un futur il semble s’ancrer dans un présent qui aurait préféré creuser un tunnel vers un passé encore emprunt d’une vraie désinvolture, d’un lâché prise, de la gouvernance du plaisir avant de penser à la séduction.

Mais sans le vouloir, Daydream nous attrape avec une facilité telle que nous en serions presque à chercher le loup, infâme pinailleur, et peine à jouir de petit chroniqueur à la petite semaine. Des morceaux qui vont à l’essentiel, là où tout le monde aurait tendance à louvoyer, une recherche non pas de l’inconfort pour choquer, mais un inconfort voulu pour chasser les règles trop strictes, et une tendance à ne pas déroger d’une mise en son qui ne fait pas dans la dentelle, mais qui la brule sous le rire d’outre-tombe d’un Mark E. Smith qui aurait certainement adoubé ces fucking petits gars. Et c’est en écoutant de « sonicien" " I Don’t Really Have To Wake Up " que la chute m’arrive, levons une nation pour Daydream.




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