> Critiques > Labelisés



L’histoire est quand même belle. Un premier album envoyé à des journalistes musicaux, souvent démonteurs de la brit pop et de Damon Albarn en particulier. Souvenez-vous ces mêmes journalistes verts de rage ? Honte ? De cette pâmé face un disque dont l’auteur leur donnait plus de remontées gastriques que des érections auditives. Plus de cinq ans après et deux albums au compteur Gorillaz est peut-être la plus grande aventure collective depuis l’Ajax des années 70. Une musique totale, une présentation qui se donne les moyens de susciter à la fois le désir et la fascination. Le dvd de la prestation du collectif ne déçoit que par son parti prix de reprendre Demon Days dans son ordre avec en plus un hommage posthume et sublime à Ibrahim Ferrer pour le seul morceau datant du premier album. Pour cette peinture à la fois musicale (la fusion des genres ridiculise l’établissement des chapelles) et visuelle (les effets des carrés de couleur (Mondrian ?) donnant à la silhouette de Damon Albarn le droit d’être l’indévisageable le plus voyant de la scène) aucun effet en trop mais une joie de vivre et de communiquer ensemble rare. Si les plans en infrarouge peuvent passer pour un mascara sous un œil superbe, il est aussi là pour nous suggérer de faire pareil plutôt que de se laisser couler dans la posture du conducteur de train qui ne voit même plus le paysage, oubliant même que lui aussi est en vie. De Neneth Cherry à notre happy Monday préféré le fil conducteur est ce bonheur que ces enfants sans farts dominent à peine tant il le transpire. C’est simple je pourrais vous faire une lettre d’amour sans fin pour ce dvd qui aura à la fois la prouesse de me garder éveiller sur un canapé, mais aussi de me faire lever de celui-ci pour danser sans même penser au ridicule que seul un chat en mal de croquettes ne pourrait pas comprendre…le mien dansa aussi. Une belle et grande histoire.




 autres albums


 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.