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Nous sommes tellement belliqueux dans le fond, que quand on ne nous redonne pas ce qu’on nous a donné, nous pouvons nous comporter comme un chien fou, dévorant un sofa, laissant le squelette de ce mobilier si développé en occident (le crédit pour le confort) comme résultat du festin hargneux. Le sofa du bar « in a bar under the sea « de Deus avait bien mangé avec nos sauts de cabris, nos hystériques changement de position, entre la galipette et la danse du slip (immortalisé par les regrettés monk and canatella), mais jamais un chien n’aurait eu le droit ne serait-ce que de poser une patte sur lui. Il pourrait jouer avec the ideal crash ou pocket revolution mais le deuxième album de Deus était une relique que nous ne voulions pas perdre ou voir détériorer. La folie et les collisions de cet album devaient ne jamais revenir de la cave. On ne croyait plus en Deus, celui-ci dictant une parole fade et dénuée de risque profond. Changement de line up ou repos salvateur, Tom Barman a trouvé une nouvelle jeunesse, et son écriture avec. On trouve dans vantage point les dérèglements des débuts, ce mélange d’expérimentation dans les alliages, et de pop mélodique qui se fait parfois dansante (le single architect est une lettre ouverte au grand public). C’est Oh my god, un comble ironique pour Deus, que le vent nouveau souffle. Pas avare, mais économe, le groupe pensera à installer des éoliennes pour récupérer l’énergie du vent. Ajoutez à cela l’arrivée d’une voix féminine, la voix de Tom Barman qui joue les doublures de Damon Albarn, vous comprendrez que vantage point est un tournant dans la discographie de Deus, une deuxième vie, qui reprendrait les préceptes de la jeunesse avec les conclusions de l’expérience. Ironiquement les guitares retrouvées le sont sur is a robot, mot qui ne collera jamais à la peau de Tom. Le meilleur groupe belge du monde est de retour, un retour fracassant.




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