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Le problème du single puissant c’est qu’il écrase souvent le reste. Le problème d’un anagramme c’est qu’il détourne le premier sens pour lui imposer le second. Le problème c’est de ne pas avoir parlé de ce disque plus tôt. « RondoParisiano » est effectivement l’arbre d’une forêt géante, Salm n’est pas un groupe de slam (Pierre Péret, Raymond Devos sortez de ces corps malades) et Salm est juste le duo électro le plus intéressant depuis l’avènement de Air et de Daft Punk. Co produit par Arnaud Rebotini, « SometingALAMode » parvient à mélanger sans aucune couture voyante, sans même une once de rejet après la greffe, l’electro et la musique classique. Le violon joue le rôle du scrath, le sample pouvant dés lors prendre l’air. Il souligne, il colore quand le calme vient. Suite de tubes imparables (« ( AM feat K.Flay ») il devrait réconcilier dans les familles le père fan de classique, le fils ainé élevé à la magie de l’electro et le petit dernier qui ne jure que pas la casquette de travers et les bagouses clinquantes. Orfèvre dans une matière qui est nouvelle, Salm trace ses patrons dans des tissus comme ceux de Craig Armstrong, Daft Punk, Air, réussissant dans un style qui avait connu de graves cascades mainstream. Mélange des genres, brassage évident maintenant qu’il se présente devant nous, « SometingALaMode » est une preuve que la vie ne pourra jamais possible sans musique. Précieux, habillé comme on se propose une seconde peau, Someting ALAMode est la meilleure façon de changer de décennie, de s’ouvrir au monde. JU-BI-LA-TOIRE




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