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Commençant à jouer sérieusement les vieux cons avec le " de mon temps " le fossé générationnel que je me suis créé pourrait à lui seul ensevelir l’ensemble de l’électorat centriste, bien mari de cette situation ubuesque des poupées gigognes. J’ai beau ressortir mes vieux disques tous recouverts de poussière, l’hameçon ne prend pas et les Bloc Party et autres Franz Ferdinand remportent des suffrages que je me console pas de voir grossir. L’arrivée de Capsula ne tendait pas à l’optimiste quand à la possibilité d’un terrain d’entente. Groupe hispanisant à la pochette aussi réussie que celle du dernier Bjork (on y reviendra un jour) Capsula est arrivé là, sans une réputation qui aiguille souvent les groupes de la perfide Albion (quand je vous dit que je suis daté), mais là est une place à part, car quelle surprise. Tout y est Elastica, Sonic Youth dans un disque terrible de contraste et d’énergie qui ne se canalise que dans des riffs de guitares tous aussi destructeurs les uns que les autres. PJ Harvey n’a qu’a bien se tenir la relève est là, pas l’écorche vive des débuts, mais celle qui lâchait les cris nécessaires à la purification. De songs and circuit je ne retiendrait que la volonté de sans cesse y retourner, de retrouver cette sauvagerie à la frontière d’un Velvet qui aurait perdu le mort arty pour celui de rock n’roll. Il vous suffira d’une note de boy through airwaves et ses accents de Goo pour vous persuader que vous êtes non seulement face à un bon disque, mais surtout face à un groupe immense. Et moi de me remettre dans le coup. Enorme.




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