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Si j’ai toujours aimé Bilbao, c’est pour son intransigeance. Ville campée sur ses traditions et vers le futur, son architecture peut en témoigner, Bilbao est une citadelle imprenable, en témoigne l’Athletico qui n’engage que des joueurs Basques, au mépris des escalades dans ce domaine footballistique. Capsula est à l’image de cette position. Déjà découvert ici via un premier album détonnant, le trio, venant de Bilbao et d’Argentine, nous revient avec un disque qui est plus qu’une escalade initiatique vers un graal spirituel. « Rising Mountains » est d’abord un disque de rock, un vrai, dans la pure tradition guitare basse batterie. De cette tradition le trio a gardé un esprit de rébellion, un savant mélange de pulsion et de réponse à un système défini, et corolaire infecte de nos vies. Certainement trop à l’étroit, le trio y a injecté une senteur presque sixties sur certains titres, comme si Blondie rencontrait le Sonic Youth de Dirty. Jamais sur la défensive, jamais dans le brouillon, dégage une fierté étonnante, surtout quand il s’agit de chanter un « Wild C » détonnant. Remplis de surprises, ce disque parvient à ne pas tomber dans la routine. Totalement ouvert, Capsula réussi même la prouesse de mêler le temps d’un titre Kraftwerk et Joy Division, avec une division réduite, mais un résultat sublime (Magnetic Brain). Confirmation de notre première rencontre, ce « Rising Mountains » devrait installer une relation sur le long terme, faite d’explosivité et de fierté mérité. Le rock se dessine une nouvelle Mecque au sommet d’une montagne, un lieu de joie et de fierté mêlés. Enorme (bis)




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