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Sortir un nouvel album en plein été (c’est le calendrier qui nous le rappel) après le semi échec du dernier, est à l’image d’un morceau des Flaming Lips, une cascade impossible à maîtriser. Taillé pour les rassemblements festifs et consommateurs de sueurs et de t-shirt (vous connaissez la conséquence) la musique des Chemical Brothers pouvait elle se relever premièrement du nouveau système capillaire de Tom Rowlands, mais des tendances lourdes du moment. La bonne idée sera de s’entourer de cette nouvelle tendance au premier rang desquels les Kaxons. Avec le slogan tel que we are the night, les frères chimiques reprennent la main, et signent un album de taulier, une marmite bouillonnante et passionnante, ne laissant pas la facilité s’engouffrer tout en jouant avec l’assurance. Si on se souvient des ricanements à l’arrivée de cette musique, si on déclame la longue litanie des groupes morts pour le compte sur le chemin de la gloire, on ne peut qu’être fasciné par cette machine de guerre, qui à l’image d’un REM, arrive à sortir le même disque sans que cela ne porte ombrage à sa carrière, bien au contraire. Avec We are the night, les frangins affirment que depuis plus de dix ans ils ne surfent pas, mais nagent sans se laisser porter par les courants ou rejeter par les vagues. Ils confirment que même que dans cette mouvance la construction d’une œuvre est possible. Ils sont la nuit.




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