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Cela commence comme un morceau de Gainsbourg, et cela se poursuit comme un morceau du Fall. Joe Gideon & The Shark est une drôle d’embarcation, une voiture tout juste échappée du dernier film de Quentin Tarentino qui sème comme un brin de terreur dans toutes les régions qu’elle traverse. L’album serait d’ailleurs comme la transposition d’un cow-boy dans un road movie incestueux au milieu d’une banlieue brulante (Dol). Sexuel car il n’y a pas de violence sans sueur et liquide vital, Joe Gidéon écrit des chansons comme JSBX était capable d’en faire quand il oubliait son viagra chez sa mère et qu’il maitrisait son engin. Une ombre plane d’ailleurs sur « Kathy Ray », et elle lui donne des teintes anciennes, comme striant la pellicule, donnant un effet ralentissant en la passant derrière une roue de bicyclette. Si une parabole devait définir au mieux « Harum Scarum », on parlerait de la rencontre de William Burroughs avec The Fall sur une route sans retour, le premier avec une tête de mort sur le pommeau de sa canne. « Civilization » comme morceau séminal en sera le pacte. Après, le disque se finira dans un grand trouble, un malaise insondable, comme un suicide glauque sur le sol détrempé de whiskey, d’un bar immonde et poisseux. Mad Joe.




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