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Si à l’image des personnages d’Underground de Kusturica, un fan de sub pop revenait parmi nous après avoir vécu en dehors du monde pendant une vingtaine d’année, il serait surpris par les dernières de Sub Pop. Loin du raffut, de la noisy des années 90 le label semble glisser vers moins de bruit mais plus d’émotion. Daniel Martin Moore est la nouvelle livraison du label, une livraison précieuse, merveilleusement arrangée, mais surtout à l’écriture magistrale. Pas une note discordante, pas un mot plus haut ou moins bon que l’autre, « Stray Age » est une merveille de songwriting. Jamais chiant, comme peuvent l’être pas mal de ces disques, « Stray Age » serait comme le meilleur disque de Calexico dépouillé de ses artifices chicanos, un Calexico qui aurait émigré plus au Nord, aurait abandonné la crème solaire pour les gros pulls chaud. Difficile pour moi d’aller plus loin sans tomber dans le larmoyant ou le plan plan, mais je ne sais que trop vous conseiller (je vais finir vendeur de saucisse chez système U avec ce ton) une perle, un moment de grâce et de bonheur, un disque au dosage savant et égal entre écriture et mise en forme. Assurément un des disques de ce début d’année.




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