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Drôle d’idée de faire commencer cet album par des notes de guitare en sourdine dirait Vincent Delerm à la recherche du nom du joueur de foot nord irlandais qui battait le record de précocité de participation à une coupe du monde de football en 1986 au Mexique (eh Vincent pour t’aider cela commence par Norman). Oui mais Delerm, est loin de la rigueur de « Un Homme Et Une Femme », loin de cette fragilité aride que l’on compare facilement à une liaison entre Sonic Youth et Dominique A. Déjà Dominique ne chante pas souvent faux (« La Pieuvre ») (chanter juste n’est pas un gage de qualité chez moi) ensuite Sonic Youth n’a que rarement réduit ses plages à un format pop. Il n’empêche qu’ »Opium » a un sacré attitude. On ne parle pas de style, non on parle d’attitude sans pour autant de pose. Comme des dandys, le groupe s’habille pour se présenter à nous, quitte à bousculer nos codes nos mœurs, jouant avec les phrases comme certains avec les mots (« Se Démolir »). Inhabituel chez nous, le groupe semble s’autodétruire sous nos yeux, jouant chaque titre comme si c’était le dernier dans un acte tout aussi volontaire qu’artistique. Si il est difficile de percer cet univers (« La Pieuvre » est l’une des chansons rock en français les plus insoumises), il conviendra de préciser aux auditeurs potentiels, que ce disque regorge d’une saveur rare, celle qui faisait d’un groupe comme Marquis De Sade un emblème inaltérable du rock d’ici, une vraie classe. On pourra toujours préférer les chabadabada de Lelouch chez un Delerm de plus en plus Who’s Who, reste à savoir si la vie est une lente agonie ou un combat contre celle ci. Un grand coup.




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