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En un il y a Devendra banhart, icône chevelu, barde céleste et gravure de mode, en deux il y a Fabrizio Moretti qui partage avec Devendra un système pileux avantageux, et le gout pour la nudité le sexe et la barbarie. Megapuss, nom de cette union signe avec surfing le disque le plus improbable de cet hiver qui semble vouloir se muscler. Alors que la laine recouvre nos corps, nos deux folkeux dérangés se battent à poils, couteau et bites au vent. Entre les rounds ils prennent le temps de nous faire partager des moments à la fois de décontraction évidente et de réunion festive. Surfing est construit comme un disque de fête paganiste, tout le monde finissant par jouer avec le corps de l’autre pour mieux mettre en lumière les capacités du sien. Reprenant les codes de la lo-fi des années 90 (to the love within) le duo entouré d’une bonne dizaine d’autres illuminés, déroute de chansons étranges, célestes, comme nous arrivant d’un autre temps (« adam & steeve » / « chiken titz »). Alors surfing est un album probablement enregistré entre la poire et le fromage, écrit aussi rapidement d’un cent mètres de Bolt, mais il regorge de moment de plaisir profond, qui pourrait bien nous conduire à nous foutre à poils sous la neige. Méga tendance.




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