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Il y a des accidents informatiques qui parfois me réconcilient avec ses machines. Comme la pomme qui trône à l’arrière de mon écran, le fichier de la chronique de Kid Loco s’est fait engloutir dan les méandres de mon ordinateur. Plus rien en rentrant de vacances, et la date de sortie étant dépassée, cela ne devenait plus une nécessité. Mais c’était ne pas faire grand cas de cet accident, car quand on sait la probité de ces machines, il était évident que l’accident devait avoir ses raisons, la principale étant de nous donner l’occasion de repasser du temps avec ce disque, de se redonner du plaisir, comme un onaniste en pleine rédemption. En ouvrant avec « oh lord », c’est une rencontre captivante entre Lou Reed et un narguilé doux. « motorcycle angels », sera quelque chose de très rock, avec en arrière plan le violently happy de Bjork, une bombe carnassière et très chaloupée. Arrive « pretty boy Floyd », Portishead en son entrée, puis un long couloir où l’on éclaire le temps du refrain. Les notes de piano sont comme jouées du bout des doigts le corps comme étant retenu par les jambes. Autre point de ressemblance sur « 10 :15 » avec Air. Quand le duo versaillais chante ce genre de titre on crie au génie, Kid Loco est ici doublement. Bristol est à nouveau suggéré dés l’intro de « thème from the graffiti artist », nouvelle entrée qui n’est pas sans rappeler Portishead, puis les enluminures scratchées ou non viendront donner vie à un morceau tout en longueur qui s’étire comme un caïman fatigué. « love is all around » lui aurait pu s’appeler paix et tranquillité sur terre, commençant par une guitare acoustique pour se poursuivre tout en rythme chaloupé. Doucement le disque monte en puissance pour arriver à « the specialist », véritable bombe plongeant Primal Scream dans un mantra démoniaque. Le bouquet final pouvait être lâché avec « hijak blues #9 », un bouquet final qui en mettrait pas plein la vue, juste une jolie myriade de couleurs sur une basse bondissante, alors que dangereusement un orgue rode. Bowie et Lennon, eux hanteront « the time of our lives », dernier titre d’un album, véritable plaisir à décortiquer. Kid Loco est de retour, pour un banquet pendant lequel le maitre de cérémonie sait recevoir.




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