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Jennifer Love Hewitt/Alela Diane. A priori aucun rapport entre les deux artistes. L’une mise sur sa plastique pour mener une carrière dont on pourrait questionner les choix, l’autre n’a probablement jamais vu Garfield ou Le bossu de Notre-Dame II -et on ne lui en tiendra pas rigueur- et n’aura besoin que de son chant spectral et de ses compositions sépia pour tracer une voie que l’on espère longue. Pourtant. Pourtant l’actrice a chanté -hélas- et la chanteuse pourrait jouer. Notamment dans The Ghost Whisperer, la série dans laquelle Hewitt communique avec les esprits. Avec son premier long format la jeune Californienne convoque avec aisance les fantômes de figures folk féminines -Karen Dalton en tête- et ses compositions charpentées mais habillées de peu deviennent le médium par lequel elles s’expriment. Pour s’en convaincre, il suffit de la lire : " J’ai l’impression qu’elles [les chansons qu’elle écrit] viennent d’horizons plus lointains... La plupart d’entre elles parlent du passé, d’histoires anciennes ou de l’enfance déchue... Dans un sens, je pense qu’à travers elles je fais circuler les histoires de personnes qui ont disparu depuis longtemps et qui, donc, ne sont plus là pour les raconter. " " Tired Feet ", sa guitare comme claudiquante ouvre l’album avec grâce et introduit idéalement " The Rifle " titre sur lequel le chant presque stoïcien de l’Américaine marque les bornes de son espace de vie. Le profond " The Pirate’s Gospel " pave le chemin à l’envoûtant " Foreign Tongue " et ses sifflets lancés comme des sorts ; des sorts qui opèrent d’ailleurs sur " Can You Blame The Sky ? " ou " Something’s Gone Awry ". Le morceau débute par le rire franc de Diane qui rappelle qu’elle appartient bien, malgré tout, au monde des vivants. Pirate, va !




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