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On avait connu le cinéma muet, illustré par un fumeur de cigare au piano, la fumée ajoutant au noir et blanc, un gris mouvant. Depuis quelques années on vous présente le cinéma sans image, des musiciens inspirés en lieu et place du pianiste. Nous avions fondu pour la chaleur hispanique friends of dean Martinez, nous avons craqué pour le « the sand corridor » de Land. Trio Parisien Land s’est inspiré des œuvres de Franck Cole et de Geoffrey Moorehouse, deux hommes qui ont entrepris de traverser le désert. Lieu proche du néant, où l’infini est en famille, le désert est aussi celui de la perdition des sens, celui des mirages. Le trio lui ne manie pas l’art du faux semblant, par contre il expérimente la longueur, la vie interminable d’un son, d’un bruit, son élasticité. Il y a de ce fait un parfum d’éternité, à peine remis sur terre par ce souffle, là avant tout pour suggérer la vie et l’effort. Entre plages sonores et véritables chansons (« further along, the deserted windwill ») Land, « The land corridor » explore le désert avec une maestria qui n’a d’égal que l’abnégation du marcheur voulant toucher l’infini. Un voyage initiatique intime, minimal et sombre. Troublant et beau.




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