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Boris Paillard ne fera pas illusion longtemps en se cachant derrière The Keys, car cet essoufflé en s’occupant de tout, accélère ses chansons comme si elles ne devaient pas excéder un temps donné. Adepte du folk Boris ne cherche pas le calme, au contraire, il emmène cette musique comme dans une valise qui connaitrait le chaos d’un voyage en soute. Il en résulte des chansons énervées et rageuses comme les « Trees Can Grow On Ruins » « the sound of love » « steal this pearl » qui contrastent avec des chansons plus traditionnelles. Jouant indifféremment de la guitare acoustique ou électrique, Boris souffle aussi dans un harmonica qui sursaute, comme si le repos était une denrée rare qu’il fallait savoir préserver. Comme pour nous remettre de nos émotions la seconde partie du disque sera plus reposante jonglant entre chanson de veillée et conte folk sous une lune qui ne fera pas illusion, elle non plus, le temps d’une éclipse. Magique.