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Il en aura fallu du temps pour poser des mots sur ces images et cette musique. Il en aura fallu des pertes des repaires, des perceptions, pour rentrer dans un univers qui rend tout à la fois hommage à l’urbanisme brut où l’humain n’est plus tout à fait chez lui, et au parallélisme possible entre des sons et des images. Avec des split screen Mladafronta livre une leçon de géométrie en mode hallucinatoire. On recherche l’endroit où mettre un membre pour garder son équilibre, car le voyage accéléré nous emmène dans un monde de solitude entre le réel vécu et l’irréel interprété. La symbiose est si parfaite que l’on se demande si Mladafronta n’aurait pas des velléités d’hypnotiseur, de nous endormir pour de bon et de nous mener là ou ils veulent, même dans des endroits où nous ne mettrions pas les pieds. Entre hypnotisme et destruction du sentiment de peur, Mladafronta parvient à nous faire aimer l’architecture de la défense lui donnant enfin des entrailles où la respiration a aussi une fonction de vie. Le format dvd prend enfin son essor et sa réelle nécessité. Une bonne dose de substances dans un monde conditionné.




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