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Je ne sais pas si c’est la proximité de Wimbledon, mais en écoutant Royksopp je me suis dit que cette musique illustrerait parfaitement bien un documentaire sur le prodigieux Stefan Edberg. Que de montées au filet sous ces craquements minimaux et résonants, que d’envolées légères (circuit breaker). Pour parfaitement coller à cette idée il faudrait coller aux suédois, roi de la volée, une aisance au fond du court, donnant à ce documentaire une dimension romanesque, faire d’Edberg un personnage aussi réel que fictif. Car Royksopp a pour ce nouvel opus choisi de retourner au fond de court plus souvent, recollant les morceaux, reprenant de la perspective avant les montées victorieuses. On y perdra en panache en risques non calculés, ce que l’on gagnera en aisance et en réalisme, un mélange du blondinet suédois et du calculateur tchèque porteur des poignets éponges. Royksopp n’a pas fait le choix, plissant les genoux comme une ramasseur de balles au moment de l’offrande. Tie break.




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