> Critiques > Labelisés



De nos vieux papes de la noisy pop nous n’attendions plus rien, poliment nous écoutions leur production chez geffen avec respect, sans enthousiasme, et collectionnions leurs escapades sur SYR comme des figurines introuvables. Murray Street l’opus 2000 du groupe devait marquer un bouleversement, le quatuor officialisant l’entrée d’un cinquième membre producteur du précédent LP, j’ai nommé le génie de Gastr del sol, Jim O’Rourke. Cette entrée devait sortir Sonic Youth de sa lente agonie. Mais pourquoi donc avoir engager Jim pour ce Murray Street ! Tout au long de cette rue Jim est aux abonnés absents, ne transfigurant en rien le travail des new-yorkais. Bien pire pour lui, mais non pour nous Sonic Youth retrouve sa veine adolescente et sort l’un de ses meilleurs album depuis ses débuts. Reprenant ses cahiers d’écoles, pourtant mal traités pendant le 11 septembre le groupe y retrouve la mémoire le froid dans le dos. Murray Street dans l’oeuvre de Sonic Youth signera donc le retour d’un groupe du milieu des années 80 qui après s’être usé pendant la seconde moitié des 90’s (n’exagérons rien) retrouve sa verve adolescente, conscient d’être passé moralement et physiquement tout prés de l’apathie. Une seule voie, une seule voie … Murray Street.