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Ce disque a bientôt dix ans. Et il est on ne peut plus actuel. Alors que Jack Rose, Mike Tamburo ou autre James Blackshaw marquent le retour aux choses simples, à la guitare unique, " Bad Timing " nous revient comme une évidence. En quatre morceaux le futur ex Sonic Youth, nous rappelle qu’avant d’être un grand technicien du son, il est avant tout un musicien qui aime son instrument. Il nous dévoile presque pour la première fois aussi, son envie de faire des mélodies simples, leur laissant elles mêmes le soin de vivre leur vie. " Bad Timing " malgré son absence de voix, est un grand disque de pop, dans la suite logique de " Gastr del Sol " et annonciateur des " Eureka " et " Insignifiance ". Quatre morceaux emmenés par la guitare d’O’Rourke, par des trompettes chaleureuses, par des contre temps, des guitares slides et autres artifices comme pour mieux se réapproprier sa culture natale. Chaque morceau faisant près ou plus de dix minutes, cela lui permet de développer au maximum ses idées, sans jamais jouer la note de trop malgré tout, témoin de la formidable maîtrise dont il fait preuve dans la construction de ses compositions. Peut etre trop court, " Bad Timing " est un phénomène, marqué à jamais par ce fantastique morceau " 94 the long way ", qui est un peu notre guide, le long d’un chemin caillouteux et poussiéreux, menant à un grand banquet et une corne d’abondance. Aidé quelque peu par Mc Entire, O’Rourke signe avec " Bad Timing " un disque immense, de joie et de beauté. En vous remerciant.




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