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A défaut d’écouter de la musique (l’océan se suffisant à lui-même) j’ai, pendant mes vacances, épluché la presse musicale, comme pour améliorer une écriture qui ne déroge pas au principe de la dérive des continents. A en croire cette fameuse presse le nouveau UNKLE ne passerait pas la barre de la moyenne acceptable, se noyant dans une production au même titre que moi entre deux rouleaux. En rentrant de vacances UNKLE m’attendait au milieu d’un myriade de disques comme une grosse vague. Je ne sais pas pourquoi voulant en avoir très vite le cœur net et la pile de cd proche du sol, je me suis jeté sur le nouveau UNKLE et ses war stories. Premier constat là où le premier album jouait du contraste noir et blanc et de la mélancolie suicidaire (Aschroft et Tom Yorke comme meilleur ami du passage à l’acte) war stories lui se présente avec de la couleur (l’artwork rappelant furieusement celui des derniers albums de Massive Attack). Loin des sentiments qui génèrent les larmes qui nous vont si bien, les titres habillent le mot war comme il se doit, combattant avec des guitares acérées et monstrueuses et des beat(restless) faisant passer le volet social de Sarkozy pour de l’orfèvrerie. Les invités, nombreux sur le disque doivent en plus d’être bien élevés en ramenant à boire et à manger (3D à ramener la cuisine encastrée de Massive Attack), être docile et se plonger dans ce que l’on propose quand les finances n’autorisaient que le pain d’accompagnement. On saluera alors Josh Homme énorme sur Restless, planant comme un oiseau de mauvaise augure au-dessus de la carcasse de Shaun Ryder, on se prendra les bras dans le tourbillon de Gavin Clark jouant les apeurés pour qu’on le laisse partir dans un lyrisme new wave. Cette new wave que Gavin Clark ressuscitera via Broken, morceau estomaquant duquel on pourra exhumer Joy Division par bribes ou Depeche Mode par louches. Face au papier, face à ma volonté de ne pas noyer mes lecteurs sous un ras de marée de doutes je parabolerais sur un UNKLE comme appât de bonne qualité qui n’a pas la joie au bout de la ligne ni de son album (when things explode).




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