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J’ai beau me creuser la tête, je ne retrouve pas le moment où Bjork a commencé à me sortir des yeux et des oreilles. Des Sugarcubes au début solo, la mimi islandaise avaient squatté pour l’éternité pensais-je mon top cinq des chanteuses à sauver d’une catastrophe nucléaire en compagnie de Polly Jean ou de la chanteuse de Tarnation. Mais comment est elle passée de l’amour au désintérêt pour ne pas dire plus. Après son troisième album Miss Bjork se décidait à perdre pied avec le réel, mais l’excluant à vouloir le bannir. De position arty en concept fumeux, la belle islandaise bannissait le je et le jeu pour ne pas se confondre avec l’autre, mettant une barrière à la limite de la posture pédante. Avec Volta Bjork change de braquet, reprend les choses en mains et à raison, donnant au corps non pas le loisir d’exprimer mais plutôt de s’amuser. Si l’on excepte un artwork qui me fera dire à un disquaire " vous êtes sures que c’est pas une compilation des jingles pour les pubs orangina " Volta donne un coup de jeune à Bjork, privilégiant l’acte à son signifiant, se redonnant le droit à un semblant de spontanéité, le droit à la jeunesse. Volta est un geyser de jouvence.




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