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Ce disque est un vin. Il ne se boit pas, certes, mais c’est un vin. Il utilise en tout cas les codes des grands crus. Il est rond, il est fruité, il sait être long en bouche, et au final si nous le consommons sans trop de modération il finit par nous faire tourner la tête.

Il ne se donne pas en son début, celui-ci est d’ailleurs une introduction trompeuse. Par contre quand la prise en bouche est bonne il délivre des explosions sensorielles ou gustatives pour rester dans la métaphore vinicole (Denzzzi / Fresque). A écouter au volant d’un bolide sur une autoroute dégagée (A40) sur l’ensemble de ses voies (surtout en ayant consommé plus qu’autorisé) l’album est une sorte de lessiveuse, de grande cuve de vinification de laquelle les aromes allant du Kraut Rock à Femi Kuti, The Young Gods ou Primal Scream remontent.

Étourdis que nous sommes après l’écoute des sept titres qui jamais ne perdront de vue l’envie de nous rendre ivres (de bonheur), nous capitulerons et déboucherons à l’envi ce breuvage qui n’assomme pas, mais nous confirme qu’il est toujours important pour jouir d’un instant de prendre le temps de faire monter les titilleurs de sens. Un grand cru.




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