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Me donner à chroniquer un disque comme celui ci, est comme donner du caviar à un cochon, un livre de Faulkner à une lectrice de Guillaume Musso, ou d’emmener l’animateur du site internet de la troupe du splendide à la première du nouveau David Lynch. Ma pseudo culture indie rock branchouille machin ne fait pas le poids dans la complexité de son appréhension, sauf que le chroniqueur que je suis fait plus appel à l’émotion qu’à une approche technique, ne cherchant qu’à avoir des sensations avant de pouvoir s’émouvoir face au tableau de noir du dissection.

Sur ces trois plages, et principalement la première où un bourdon semble plonger un orchestre se réglant, nous changeons de position, le corps n’ayant pas à répondre, notre tête se laisse alors commander. Il y a du Lynch dans ce titre où des applaudissement viennent à la fois ponctuer le morceau, viennent casser la rêverie, comme parfois dans l’œuvre du cinéaste fou une image vient détruire les trentre premières minutes d’un film. Ce sont bien évidemment vers les travaux d’Eno que nous nous tournerons, ceux plus lisibles pour des habitués de la mélodie parfaite, ou par la structure calibré et courte.

C’est alors que je pouvais décoder cette pochette sublime, comme sortie de la première version de la guerre des mondes, me positionnant face à un objet volant non identifié, le scrutant, prenant un souffle émotif fort mais inexpliquable. Alors si vous portez l’oreille vous entendrez bien quelques notes du boléro de Ravel, mais ici c’est de Navel qu’il s’agit, un voyage au plus profond de notre être.

L’expérience obligatoire.




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