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  • 22 octobre 2011 /
    Accident
    Titre Par Titre

    réalisée par gdo

Si vous n’êtes pas un lecteur du site vous ne le savez pas, donc si vous arrivez seulement maintenant, sachez le, Accident est l’un des meilleures nouvelles de cette année. Fraicheur, érudition, humour et sens du cadrage débordement

MARJORAM

Jeremy : Rencontre entre "Visage" et "the Cure". On parle d’une fille dans cette chanson. Marjoram a disparu, elle nous a filée entre les doigts. On court après en criant son nom dans l’espoir qu’elle nous entende quelque part. C’est un peu notre "Manureva" à nous. Si on devait en faire un clip, on nous verrait courir après quelque chose qui n’existe plus sur le bord d’une plage a la fin de l’automne.

CRAZY BODIES

Jeremy : C’est notre morceau autoroute, une sorte de fantasme, un gros tube FM comme on les entendaient Jadis, il est fait pour être écouté en voiture sur l’autoroute dans un autoradio Pionneer à fond la caisse. Il s’agit aussi d’une danse macabre : des corps endiablés et désarticulés qui continus à danser après leur mort, va savoir pourquoi ils font ça ...

AMNESIE

Jeremy : C’est sur les souvenirs d’enfance, les tout premiers dont on ne sait pas si ce sont des rêves ou des évènements qui se sont vraiment passés. Avec le temps qui passe, on garde des images un peu déformées de la réalité, des visions idylliques. Une plage plombée par le soleil, le visage d’une jeune fille, des chevaux miniatures, les seins de ma cousine ... On s’est lancé une sorte de défi sur celle la. Ne pas mettre de rythme ; mais on a quand même craqué sur la fin. On ne regrette pas au final car ça fait décoller le morceau.

SUR TES LEVRES

Jeremy : C’est notre morceau "LOVE", un soap opéra musical ou 2 garçons aiment la même fille. Il y a des rancœurs, de la passion, de la haine. .. Un super générique des feux de l’amour pour garçons mal dans leur peau. Ça sonnait vraiment trop Tellier au début (Sexuality) mais au final c’est un peu mieux.

3éme BALLADE MONDIALE

Jeremy : C’est pas très grave et en même temps on nous avait prévenu : l’apo-calypso. C’est une sorte de déportation massive vers l’inconnu, ce n’est pas une guerre, c’est une fin du monde a la cool. Y’a quand même des militaires qui traînent dans le coin au cas où il nous viendrait a l’idée de faire la révolution. Suivez le protocole ... Pour la petite histoire, en tournant le clip, on s’est baladé avec un megaphone dans la ville pour faire des prises. On n’a pas résisté et on s’est mi à le faire pour de vrai en pleine rue. Je disais aux gens de mon quartier de prendre leurs affaires, le minimum vital et qu’il fallait partir. Le plus drôle c’est que tout le monde s’en foutait jusqu’à ce qu’un vieux s’arrête a 10 cm du mégaphone en nous fixant sans bouger ni rien dire. Il nous a fait flipper…

Laurent : c’est une ballade en marche militaire pop, un morceau qui au début était dark, plus progressif limite à la "hawkwind" , il tournait sur 2 accords et on s’amusait à chanter au mégaphone .... C’était très « défoulatoir », puis vite gonflant, alors on a refait volontairement des accidents de synthés et une trame pop s’est mise en place .... Si je puis dire ...Petite anecdote : pendant le montage du clip çà me prenait la tète, je ne pensais qu’à çà, au point qu’une nuit, j’ai fait un rêve hallucinant, pour moi le clip idéal rêvé. Nous étions en guerre, les forces militaires déployés dans tout le pays, les files indiennes de civils .....Bref très réaliste, et nous, on passait avec des mégaphones en s’efforçant de répéter aux gens "ce n’est qu’une ballade, marchons doucement, mais oui ce n est rien qu’une balade...."

VERT, BLEU, NOIR

Jeremy : C’est très urbain et trés pop, ce sont des images sortit d’une VHS qui défilent à vitesse grand V dans la nuit noire et fluorescente. C’est beau et bleuté a la fois, grisant et touchant, bizarre, ça file droit comme une Touring a travers champ.

Laurent : J’ai envie de dire "un soir VHS", d’ailleurs çà aurait été un bon titre. Un univers très emprunt de ces morceaux à texte qui nous ont hanté les fins de soirées en voiture. Des moments personnels très gainsbouriens mais aussi human leaguien (pas évident à dire) ou autres morceaux anglais plus simples et tranchants. Toute cette salade féta pour dire "on féta, on rentra, on dorma, on rêvât", et ce, dans tous les sens qu’on veut. Voici l’univers de ce morceau, mélange de rêve, quotidien bien réel, sensations nocturnes impalpables, souvenirs enfouis, nostalgie pourquoi pas ......et puis on dorma .....(La rime a ses raisons que la raison a que six dents.)

PAS VRAIMENT

Jeremy : Un geek trop seul contre le monde entier, ça gamberge dans sa tête ... Une base hip hop avec un côté chanson variété. Des cocottes de guitares a la talking head et Aphex Twin s’est invité sur la fin.

Laurent : Vla TI PA, qu’un de ces 4 soirs, mon doigt se met à faire un gimmick simple minimal un chouia ringue. Comme si on nous avait demandé, à l’époque, de composer, dans un délai très court, un morceau de la B.O des sous doués. J’hésite entre çà et la version "terry gillam" de la soupe aux chou. Bon, au delà de ces auto critiques zemouriennes , nous ne savions pas quoi faire , non plus de ce début de morceau, mais petit "Pas de géant" à petit "Pas de géant" , avec un texte léger satirique , un peu d’accident de synthé ,et un envol pop disco à la fin , ce morceau prit sa place dans l’album....

IDOLE PARTICULIER

Jeremy : Quand la groupie du pianiste rencontre Gorgio moroder, ça doit donner un truc comme ça. Il y a du kitsch dans cette chanson, on frise le second degré sur les refrains. On se balade un peu sur le fil du rasoir avec lequel notre héroïne va en finir. L’idée c’était aussi de faire une chanson sur laquelle on pourrait danser en boîte de nuit. Quand tu sais pas bien danser en discothèque tu peux toujours connaître les paroles par cœur pour impressionner les filles. Au final je pense que c’est trop barré pour passer en boîte, dommage mais je garde l’espoir de l’écouter sur des grosses femmes enceintes. C’est un secret mais sur la première version je me suis déliré a imiter Daho en la chantant, c’est fendard on dirait lui au ralenti ...

Laurent : C’est un hymne à la voix, étrange mélange mixte de poésie par le texte et d’électronique par la musique. Si j’avais fait Allemand 2em langue j aurais écrit le refrain en russe. Quelque part c’est un mélange pop polka et kraftwerk - popkawerk , le solo de la fin est une blague, le refrain aussi, et franchement sans extrémisme geekien et en se ventant, l’instru est sacrément chiadé, fait à la petite pincette et à la vodka ... Si on avait su inventer nos propres instruments pour ce morceau, on ne l’aurait pas fait parce que c’est compliqué quand même.

CRY & SIGHT

Jeremy : Il y a du Burning bridges de Naked Eyes dans celle la, Joy Division aussi, un final guitaristique à la "Alec Eiffel" des Pixies et des Chœurs a la Zoot Woman. A chaque fois que je l’écoute je peux pas m’empêcher de danser en faisant l’avion à la fin.

Laurent : Morceau difficile à mettre en place, au début ce n’était qu’un amas de substance pop électro qu’on tentait de défricher, en vain .... Il dérive ensuite en une tournure un tantinet "cold " alors on s’amuse à chanter à la "warsaw " et la mayonnaise prend .... Au delà de ces auto critiques caricaturales, le morceau fini n’est pas sans rappeler le coté indus et percussif de "fad gadjet et adam and the aunts". Les textes sont très adéquat avec l’atmosphère, ils sont écrit d’un point de vue féminin, et donc chanté par nous, formule équilibrée qui donne "carlos chante anny cordie".

VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER

Jeremy : La plus réussi de l’album pour moi, pourtant ce n’était pas gagné au départ. On ne savait pas trop ou on allait. On est parti sur quelque chose d’hypnotique et la ligne de basse très cyclique s’est imposée dés le début et puis la mélodie, les nappes et les chœurs ... Elle a un côté mystique presque religieux au final. Un prêche pour brebis culturellement égarée : attention aux David gueta-pens !

Laurent : La genèse de ce morceau était sous forme de flo un peu hip pop mais plus pop que hip, à base de boite à rythme et synthé uniquement. Et comme (thierry) l’affront d’un texte comme celui là impose certain changements, on s’est mis à remplacer la basse par une vraie ; à faire un arrangement différent, poser des grattes ...... bref transposer le truc. Au final çà nous donnait un truc assez down et planant super cold, roubaixien , et pop finalement ...Et puis on voulait se synchroniser au rythme de la rivière KWAI, on a mangé que des bananes et du riz pour faire ce morceau.



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