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Producite Depilate :

Premier morceau du disque mais un des derniers enregistrés vers fin juillet 2008, C’est ce que l’ on peut appeler un heureux accident, j avais une piste de guitare sur le pc et quand j’ai appuyé sur play, tous les volumes étaient à fond et du coup ça a donné ce son assez brut, assez violent qui m a tout de suite plu, j ai fait une boucle avec une petite partie de la piste en jouant avec les equals et ça a donné ça,

Mejor morir sabiendo lo que es el amor : Ce morceau a aussi été construit vers fin juillet 2008 un peu avec le même procédé que Producite, sauf que j’ai passé deux pistes de guitares dans tout un tas d’effet et dans un looper et sur la longueur on arrive à entendre certaines fréquences au fur et à mesure, Je crois qu’on appelle ça du drone non ?

Chicas en el cementario : Avec celui-ci on rentre vraiment dans le sujet, c’est le premier morceau qui figure sur le film du même nom, avec les premières images qui situent le lieu de l’histoire, un cimetière. J’utilise différents accordages et différentes guitares pour Emboe ; accordages assez aléatoires, dans le sens où avec Emboe, l’intention première est l’improvisation donc je n’enregistre qu’en une ou deux prises, si cela ne me plait pas, je jette. Donc sur celui-ci j’ai voulu une entrée en matière assez dark mais pas violente d’où les accords moites avec ce petit grésillement...

A mi hiro Querido (part 1) : Second morceau figurant sur le film, gros plan fixe sur les deux filles qui s’arrêtent sur chaque tombe et lisent les plaques, Pour moi c’est un morceau un peu raté, dans le sens où je ne m’attendais pas à ce rendu, j’étais plus dans une optique d’un morceau comme small children...ou half time de Mogwai...Je l’ai fait écouté à Lata (la réalisatrice du film), et elle a accroché tout de suite dessus, comme tout le monde à ce que je vois d’après les chroniques et les avis donc au final j’en suis plus que content !

Corona de flores : C’est le morceau emblématique du disque, le premier composé pour la B.O début juillet 2008, un samedi ou dimanche dans la chambre de ma fille, musicalement, c’est un peu la transition entre 5000 pas, le duo ambiant que nous avions formé avec Jérôme Boutinot qui maintenant officie seul sous le nom de :take : et la reprise d’Emboe, des nappes de guitares douces qui pourraient me faire penser avec le recul à quelques titres de Made in usa de Sonic Youth.

Si ni sana hoy sanar manana : Là c’est un peu le même procédé que Producite ou Mejor, deux boucles de guitares jouées avec les equals mais avec une ambiance moins rentre dedans, moins violente mais toujours assez répétitive... Morceau de fainéant !

A mi hero querido (slow version) : La même que part 1 mais comme son nom l’indique, c’est la version ralentie...J’ ai tout essayé pour rentrer dans mon idée de départ, mais encore raté...

La madonna del barrio : Loop !! Loop !! Loop !! Tone -10

Tu hiros te recuerdan un carinio : Ce morceau a été commandé par Lata, dans le film, on entend des mouches autour des deux filles et autour de fleurs fanées, elle m’a donc demandé de recréer cette ambiance un peu sale ...en ce qui concerne le bruit des mouches, ça ressemble plus à des avions Heinkel survolant la Normandie pendant la Seconde Guerre Mondiale...

Recita su poesia despues del amor : On revient à l’ambiance de Producite, lourde et moite, ce sont bien des guitares que l’on entend.

Outtake 1 : On arrive dans les morceaux refusés pour le film (outtake 1 à 8 ). Je les avais gardés de coté pour un futur disque en autoprod mais les membres du label Zéro égal petit intérieur (Guillaume, Jérôme, Antoine et Romain) m’ont supplié pour ressortir Colita de Rana. Je n’ai pas pu faire autrement que de dire oui (menaces physiques de la part de Guillaume ;) ). Dans le film, une des filles à un walkman et chante sur ce qu’elle écoute : Deep Purple... Pour une notion de droits et aussi technique me concernant, ce n’était pas possible de faire une reprise du morceau, j’ai juste récupéré le bpm de la chanson et essayer de faire un truc dessus...Je crois que c’est le dernier morceau écrit pour le film...Ce morceau était à composer dans l’urgence et je n’avais pas mes guitares chez moi, je me suis donc mis sur le PC et j’ai essayé un paquet de logiciels de musique afin de sortir quelque chose...Sachant que je ne sais absolument pas me servir du PC pour faire de la musique.

Outtake 2 / Outtake 4 / outtake 6 : Ces morceaux font partis d’une série de 8 plages, au départ je m’étais dit que ce serait peut être pas mal que les musiques du film aient toutes le même fil conducteur, finalement ça n’a été validé, ni par Lata ni par mes compères du groupe Sons of Frida dont je suis membre et à qui je fais écouter tout ce que je fais.

Outtake 3 : Ce morceau là, c’est un peu comme Corona de flores, transition avec 5000 pas où j ’ai récupéré quelques plans du duo.

Outtake 5 : Plutôt un test avec le PC, un jeu avec des synthés virtuels, ça fonctionne je trouve

Outtake 7 : Retour du piano... Guillaume qui s’est occupé du mastering m’a dit en travaillant sur ce titre : « Dis donc sur la piste 17, il y a du avoir un problème au mix, y a vachement de souffle et je peux rien en faire ! » Oui Guillaume c’est normal, ça fait parti du morceau...

Outtake 8 : On fini sur un morceau un peu curieux, sans guitares, on ne sait pas trop ce que c’est, à quoi ça sert, très court, sans intro, sans fin, juste 2-3 sons...Posé là sans aucune logique. C’est du Emboe quoi…

Pour conclure, j’ai bien envie, encore une fois de remercier Guillaume, Jérôme, Antoine et Romain, du label Zéro égal petit intérieur, qui ont bien insisté pour ressortir ce disque alors que je n’était pas chaud, ils ont eu raison !!

Du coup quelques projets supplémentaires débutent depuis quelques mois et ça m’a l’air pas mal du tout. Des nouvelles bientôt…