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Après un barbu qui semblait perdre une lutte sans merci avec sa barbe, c’est avec un crocodile sorti de la préhistoire que Dark Wooden Cell (Une partie de Kraken Oxen) présente son univers, comme si les freaks étaient les mieux armés pour illustrer cette musique. « The Large Hungry Creature » n’est pas un disque lumineux, il le devient difficilement, il aurait presque tendance à s’enfoncer dans une grotte plutôt que de véritablement chercher une sortie. Dark Wooden Cell, projet de Mike Gory accompagné d’Aurélien à la voix, revient avec une nouvelle ballade dans les méandres d’un blues lourd et poisseux, prenant des chemins plus ensoleillés pour ne pas nous plonger dans une neurasthénie évidente (le refrain de « The Large Hungry Creature » laisse entrevoir dans ce tunnel, des traits de lumières passant par le trou de la végétation.). Alors que sort le blues illuminé et malade de David Lynch, un autre malade au nom certainement moins funky, sort un disque tout aussi ambitieux, rendre encore plus noir une musique qui prend ses racines mêmes dans ce qu’il y a de plus terrible dans nos vies. L’électricité non pas au service de la lumière, mais à celui de l’enfouissement. Soyons des malades et rejoignons ce monstre qui ne connait de Walt Disney que les rivages brumeux des habituels méchants.




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