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  • 15 octobre 2009 /
    Dark Wooden Cell
    “« Old Belfry » Landlady”

    rédigé par gdo
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Comme les saisons rythment la vie de la nature, le chroniqueur a des phases, des temps à la jonction desquels il procède à un nettoyage en règle de son étagère à chronique, éloignant définitivement certains disques du site, ou donnant in extremis sa chance à d’autres qui n’avaient pas reçu le moindre égard. Dark Wooden Cell a échappé au rangement d’Automne, quand il est temps de faire de la place pour l’arrivage de la rentrée. Là, face à lui le chroniqueur se drape de sa cape de la honte, rougissant derrière son clavier d’être passé à côté de lui, sans raison aucune, car il se rend bien compte qu’il ne l’a même pas écouté. La nuque est alors moite, car combien de Dark Wooden Cell ont connu le même sort depuis une bonne dizaine d’année. Combien de « Mine » de « Rustkes Of Ground » de « Shelter » et de « Father’s Olympus » sont ensevelis sous des tonnes de mépris de la part de l’instigateur du coup de pouce. Alors comme on se recueille sur la tombe du soldat inconnu, on se prosterne à l’écoute de « Old Belfry Landlady », œuvre folk qui aurait grandi dans l’ombre d’une cave sans issus. En onze chansons Mike Gory déboulonne la fenêtre, gratte la terre qui la colmatait, attrape des fleurs par la racine comme des appuis nécessaires, pensant à les humer, car on ne boude pas le bonheur ici, surtout de là où l’on vient. Jamais bancale, toujours à chercher la ligne la plus pure, même dans un matériau difficile, Dark Wooden Cell offre un disque précieux faisant rencontrer David Eugene Edwards et la retenue. A sauver absolument du silence. Coup de coeur




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