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C’est quand même étonnant. Pour son premier album solo sous son identité complète, et non son unique nom de famille comme nom de groupe, David Têtard ironise (nombril fragile ?) en nous avouant qu’il a toujours rêvé être un groupe de rock. Pour ce disque, il a voulu être seul, abandonnant ses amis, coupant le téléphone, rendant son abonnement internet, tuant son facteur, coupant définitivement les ponts avec ses amis les artistes. Mais David a certainement la nostalgie rapide, celle ci ramenant, sous la forme d’images soient fantomatiques ou rêvées des sons, des mélodies, des histoires, des influences, dans lesquelles l’auteur a toujours puisé son inspiration. Du coup David Têtard n’a jamais été aussi proche de Louise Attaque, de Miossec, des Mickey 3D, oscillant entre amour violente, amour poétique ou amour naturaliste, ne pouvant empêcher des tics même de langage de transparaitre. Avec cette chanson française on est évidemment très loin de ce qui fait l’actualité avec l’album d’Arnaud Fleurent Didier. Si chez AFD on est plus chez Rivette, chez Rohmer, avec David Têtard, Audiard n’est pas un gros mot, et l’on ne rechigne pas à avouer les rudesses de la vie, celles palpables de la pauvreté réelle. Complètement narcissique, mais par son versant attachant, David Têtard signe un disque qui serait comme ces paires de vieilles baskets que l’on ne peut s’empêcher de remettre des années durant, comme si sous les semelles de celles ci, les souvenirs s’étaient attachés à jamais. Elles nous donnent un air négligé, mais on est bien à l’intérieur. C’est un peu comme ce disque.




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