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L’exercice délicat de la chronique musicale a un défaut, c’est qu’elle ne résiste pas à l’épreuve du temps. Alors par faiblesse parfois, nous laissons passer des sentiments sans aucun recul, de peur de passer à côté. Entre cette peur du raté et celle moins pugnace de se planter, et de trop rapidement coucher sur papier des louanges qui ne se justifient pas.

Avec cette introduction alambiquée, vous comprenez que je suis indécis, emmerdé aux entournures face à ce EP de Camille Couteau. Pas assez de recul vous disais je pour voir si ces chansons, et principalement « A Quoi Tu Penses », méritent notre, et donc votre attention. Si je vous en parle c’est que j’estime que oui, même si deux minutes après, je pense que non. Car comme il dit « penser à rien ça n’existe pas », donc je pense que la naïveté ici me donne une émotion, je pense que cette douceur tout moustakienne sied à ce moment, je pense et je rêve que toutes les fenêtres soient ouvertes, je pense que Camille Couteau conserve peut être des persiennes pour ne laisser entrevoir. Que penserait Demy de ce « Un Chat Que J’Ai Apprivoisé », de cette image superbe des lignes de la main qui s’entremêlent. Il penserait probablement que cette naïveté n’est qu’une couleur sur des chansons plus graves. Il penserait que le Katerine de l’éducation anglaise aurait soigné sa folie latente (son cynisme ?) et se serait fixer dans cette matière sonore.

Une chronique mal fagotée, une idée pas arrêtée, de ce fait on reparlera assurément de Camille Couteau et de son duo timide.




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