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Nous savons tous que l’Ecosse est la patrie de certains breuvages sympathiques, d’un monstre qui donne à l’imaginaire collectif le droit de penser à autre chose qu’aux taxes diverses, d’une équipe de rugby qui n’en pique plus une, et bien nous saurons dorénavant qu’elle abrite la meilleure alternative à la discographie plantureuse, et malheureusement inégale de Will Oldham. Robert Alasdair semble avoir suivi des cours d’écritures qu’aurait organisé Will Oldham, trempant cette plume servant à décrire la ceinture, pour l’utiliser à des fins plus bibliques. Prenant soin de bien accueillir son auditeur, Robert lui présente ses chansons avec des atours soignés, privilégiant l’écriture, sans la noyer dans la désuétude ou la dorure. Racontant des histoires sur les fantômes qui peuplent nos têtes, ou revisitant les évangiles pour en faire des histoires du quotidien, Alasdair est un barde folk prenant son art pour un outil de plus pour sa communication avec sa destinée. Les harmonies sont éculées, les mélodies maintes fois entendues (So Bored I Was (Dark Triad)), mais on tombe en affection avec ce chanteur qui tarira vite sa source, pour ne pas continuer à exister dans le mensonge. Une leçon, un cours magistral.




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