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Je m’en souviendrais longtemps du clin d’œil d’un type me voyant prendre le casque me permettant d’écouter ce nouveau Robotini, sur une borne d’écoute de la F..C. Nostalgique des sourires complices que nous pouvions savoir quand l’acné faisait des ravages sur nos visages, quand nous achetions des disques de chez Sarah records ou encore quand nous nous régalions des compilations Volume et leurs poissons magnifiques. Alors que nous abandonnons le support pour la virtualité, nous passons sur ce geste, ce pouce levé comme un acte de complicité, d’un type qui pour peu tabasse sa femme, mais qu’importe. Si ce n’est sa femme, c’est au moins son casque qui débite un son qui tabasse, car « music components » a de quoi réveiller un mort, sans pour autant tomber dans la vulgarité lourde. Car « musics components est un disque bien élevé, il est aussi un disque d’attaque, un tract sur lequel black straube donne à la pancarte un grand coup de vieux. On ne saurait trop conseillé aux sclérosés de s’écouter en boucle « the swamp waltz », tube qui ravagerait les charts si eux ne l’étaient pas…sclérosés. Mais ce sont les claviers et autre orgue électronique qui sont les vraies stars de ce disque, des instruments qui ont fait le malheur de vos voisins de palier quand vous ne pouviez brancher votre casque, mais surtout le bonheur des rockeurs qui trouvaient la compagnie du triptyque guitare basse batterie quelque peu restrictive. Electro par les moyens, cet album est un disque rock par essence. Alors foncez chez votre disquaire, et à l’image de ces rassemblements idiots mais caractéristiques d’une société anxiogène et individualiste qui cherche des parcelles d’amour pour se rassurer, levez votre pouce et écouter Rebotini. Oh yeah !!!!




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