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The Lucksmiths, le quatuor australien dont le nom apparaît comme le meilleur antonyme du mot « médiocrité », annonçait en mai la fin de ses haricots. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Qu’il faudra nous trouver un nouvel objet d’admiration et que désormais le monde nous apparaîtra un peu plus merdique encore. Seul motif de consolation –la tournée d’adieu qui ne touchera pas l’Europe exceptée- leur onzième album paru durant l’hiver au Royaume-Uni. Le bien-nommé First Frost clôt donc quinze ans de carrière en presque autant de chansons et offre un peu moins d’une heure d’une écriture pop finement ouvragée. On retiendra notamment l’introductif “The Town And The Hills”, la voix chaude comme un duffle-coat en laine de Tali White, sa trompette et ses cordes lampions, ou la piste trois "A Sobering Thought (Just When One Was Needed)", ses guitares gentiment querelleuses et son propos singulier (une virée avinée à la piscine municipale)., ou encore cet exercice jangly "Up With The Sun", mieux qu’un Xanax. Cet album-testament témoigne d’une dernière évolution : ici les guitares s’enrouent parfois, les motifs de batterie trouvent un nouveau souffle et les textes dévoilent un peu plus encore leur subtilité ("I’m not afraid of a little bit of rain/And I’m not afraid to make your acquaintance again/Lost in your lingering final refrain/I can’t even hear a single thing that you’re saying". En un mot, First Frost ajoute une pierre d’excellence à la cathédrale idéale qu’est la discographie du groupe de Melbourne. The Kings Are Dead, Long Live the Kings.




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