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Quand nous avions laissé Poor Boy il venait de nous offrir un superbe morceau pour une de nos compilations, et nous le pensions parti pour servir une forme hybride de Folk Rock, vivant avec son temps, mais toujours dans le respect du passé. A peine deux années après nous retrouvons un garçon complètement désinhibé. Poor boy serait plus proche du Beck de Odelay ou de One foot in the grave (Election Libre) que de la scène americana. Outre une utilisation des samples faisant rayonner les rayons de feu de cette écriture soignée mais pas rangée des voitures, il y a chez Poor Boy une prédilection à faire du bruit pour parler, à jouer du rock avec un esprit véritablement frondeur (Dreamer, Are You Sad ?), loin des modes qui finissent par l’ascétiser. On pourra longtemps gloser sur l’anarchie relative qui transpire de l’écoute du disque, mais pourquoi ne pas y voir une illustration au négatif du titre du disque. Poétique ou rêveur, bien dans des bottes qui ne défilent pas les rues les soirs humides de 40 (Jesus Wine And Africa), Poor boy a un discours avec une absence de théorie mais une bonne doser d’abnégation et de conviction dans les choix, quitte à perdre du monde dans les urnes. Corollaire à une gauche ultra qui ne fait plus dans le militantisme underground, Poor Boy invente la manifestation façon facteur cheval, une démonstration musicale et verbale qui utilise tout sur son passage, afin de ne jamais oublier que nous pouvons lutter contre la fin. Le bras en l’air et le pied ferme sortant et chantons avec Poor Boy que nous sommes des rêveurs heureux et militants. Poor Boy devrait laisser son pseudonyme aux autres, car la richesse déborde.




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